Gigaspora rosea

Gigaspora rosea semble privilégier un milieu aérobique pour la sporulation, ici dans et sur la vermiculite. Combien de spores pouvez-vous identifier sur cette photographie ?

G. rosea préfère la vermiculite

Gigaspora rosea a la réputation de ne pas être cultivable de manière axénique, la culture « s’éteignant » après 2 ou 3 générations. En boîte de Petri avec polymère et en symbiose avec Plantago lanceolata, la cinquième génération a été atteinte sans qu’aucun signe de perte de vitalité ne soit observé.

Cette espèce semble préférer la vermiculite au polymère pour la sporulation. Elle ne produit jamais de spores à l’intérieur des grains de polymère. Les spores se retrouvent en quantité modeste sur les grains de polymère, quelquefois plus sur les parois de la boîte de Petri et sur la membrane mitoyenne, et en abondance dans la vermiculite (par tamisage). Ces observations suggèrent une préférence pour un milieu aérobique.

Gigaspora rosea utilise parfois la membrane mitoyenne pour y placer ses spores.

Retour au menu

Survie 46 jours au réfrigérateur

Des plants de Plantago lanceolata colonisés par G. rosea ont survécu à un séjour de 46 jours à l’obscurité dans un réfrigérateur à 4 °C.

Une absence prolongée du laboratoire, sans personne pour assurer le suivi des cultures, a conduit à placer quatre boîtes de Petri de P. lanceolata bien colonisées par Gigaspora rosea dans un sac de congélation hermétique au réfrigérateur. Le souhait était que les racines colonisées puissent servir à relancer les cultures au retour, et ce même si les plants ne survivaient pas. Ces plants étaient en culture depuis 6 mois.

Contre toute attente, les quatre plants ont survécu et ont repris leur croissance dès leur remise sous éclairage LED. Le polymère a alors été remplacé par du polymère frais non colonisé afin de vérifier si le champignon était toujours actif. Une observation réalisée 46 jours après ce remplacement confirme que les quatre plants sont sains, avec un feuillage normal. Deux boîtes de Petri présentent quelques nouveaux hyphes dans le polymère frais. Dans les deux autres, aucun hyphe n’a été observé du côté polymère, et aucune circulation n’est détectable dans les nombreux hyphes (anciens) du côté vermiculite.

On distingue aisément la circulation bi-directionnelle dans l’hyphe de G. rosea, ici sous contraste de phase.
Cette cellule auxiliaire confirme sans équivoque qu’il s’agit bien de G. rosea recolonisant le polymère. L’image a été retouchée pour améliorer certains contrastes.

Retour au menu