Funneliformis mosseae

Arbuscule de Funneliformis mosseae en lumière incidente et contraste de phase.

Spores de F. mosseae surtout dans la vermiculite

19 novembre 2025 : Dans une boîte de Petri bicompartimentée contenant de la vermiculite et du polymère Hortasorb, avec Plantago lanceolata, inoculé en juin 2024 et examiné en novembre 2025 (17 mois de culture), quelques spores étaient présentes dans le polymère, lequel présentait toutefois une dégradation marquée (coloration jaunâtre). Aucune spore n’a été détectée visuellement dans la vermiculite. Un tamisage à 38 µm a néanmoins permis d’en isoler des milliers, ce qui suggère que cette espèce sporule préférentiellement dans la vermiculite.

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F. mosseae préfère-t-il la proximité des racines pour sporuler ?

F. mosseae n’a pas la réputation d’être un champignon facile à cultiver. Il lui arrive notamment de produire une abondance d’hyphes tout en formant peu, voire pas du tout, de spores sans que l’on ne sache pourquoi. La culture présentée ici suggère une hypothèse qu’il serait intéressant de valider par des expériences plus formelles.

L’expérience #388 repose sur six boîtes de Petri bicompartimentées : d’un côté se trouve un mélange de vermiculite et de polymère, et de l’autre, du polymère pur, les deux compartiments étant séparés par une membrane de Nitex. Le côté vermiculite est largement envahi de racines, dont on distingue d’ailleurs une partie à travers le polymère lui-même. Le côté 100 % polymère, en revanche, ne contient pas ou pratiquement pas de racines.

Or, dans deux boîtes, on observe que la production de spores a bel et bien commencé à proximité des racines, alors qu’une forte densité d’hyphes est visible du côté polymère, là où il n’y a pourtant aucune racine. Les plants avaient été inoculés le 16 juillet 2026, et cette observation a été réalisée le 13 septembre 2026, soit après deux mois de culture. Les deux images ci-dessous proviennent des deux compartiments d’une même boîte, illustrant ce contraste.

Spores de Funneliformis mosseae au voisinage de racines de Plantago lanceolata, dans la boîte de Petri 388.6.
Hyphes de Funneliformis mosseae, côté polymère, à quelques millimètres des racines, dans la même boîte 388.6. Malgré une production abondante d’hyphes, aucune spore n’y est encore visible.

Il convient de garder à l’esprit qu’un nombre aussi restreint de boîtes en culture ne permet pas d’en tirer des statistiques ni des conclusions robustes. Cette culture n’était d’ailleurs qu’une réplication d’entretien, sans objectif mesurable au départ. Néanmoins, ce genre d’observation, même ponctuelle, peut faire naître des hypothèses qu’il vaudrait la peine de valider plus formellement

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Survie surprenante 58 jours au réfrigérateur.

Les plants de Plantago lanceolata colonisés par F. mosseae ont survécu à un séjour de 58 jours à l’obscurité dans un réfrigérateur à 4 °C.

Une absence prolongée du laboratoire, sans personne pour assurer le suivi des cultures, a conduit à placer quatre boîtes de Petri de P. lanceolata bien colonisées par F. mosseae dans un sac de congélation hermétique au réfrigérateur. Le souhait était que les racines colonisées puissent servir à relancer les cultures au retour, et ce même si les plants ne survivaient pas. Ces plants étaient en culture depuis environ 4 à 6 mois.

Contre toute attente, les quatre plants ont survécu et ont repris leur croissance dès leur remise sous éclairage LED. Le polymère a alors été remplacé par du polymère frais non colonisé afin de vérifier si le champignon était toujours actif. Une observation réalisée 46 jours après ce remplacement confirme que les quatre plants sont sains, avec un feuillage normal. Les quatre boîtes de Petri présentent de nouveaux hyphes dans le polymère frais ; deux d’entre eux montrent une reprise intense de l’activité fongique, tandis que les deux autres ne présentent que quelques hyphes dispersés.

On peut constater l’intensité de la recolonisation en hyphes par le champignon malgré la quasi absence de nouvelles spores.

En date du 22 juillet 2026, le redémarrage semble difficile. Le champignon ne montre plus de mouvements dans le polymère, mais les plants eux demeurent vigoureux. Un essai de relance a été tenté avec des morceaux de racines, mais là aussi les résultats sont très mitigés. Il est possible que le champignon soit « réfugié » dans la vermiculite, ce dernier point est en suspens au moment d’écrire ces lignes.

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