Méthodes d’éclairage

Sélectionner le meilleur type d’éclairage pour l’observation et la photographie

L’éclairage avec le stéréomicroscope:

Le stéréomicroscope est l’instrument le plus fréquemment utilisé dans ce protocole. Il est décrit en détail sur cette page. Équipé d’un éclairage DEL, on l’utilise pour :

  • Inoculation, monosporale ou en vrac
  • Suivi et observation des cultures
  • Préparation des échantillons sur lamelles
  • Manipulations délicates ou précises
  • Photographie

Une base lumineuse offrant le fond noir (dark field) est fortement recommandée : elle améliore considérablement le contraste et facilite la détection des hyphes (modèle SZX2-CDF pour Olympus). À défaut, un éclairage oblique constitue une alternative acceptable, mais nettement moins performante selon les essais réalisés. La base fond clair (SZX2-CBF) est utilisée à l’occasion.

Pour détecter hyphes et spores dans le polymère, le fond noir surpasse le fond clair et l’éclairage incident. Il est aussi moins fatigant pour les yeux lors de longues sessions d’observation et restitue mieux les couleurs naturelles des spores à la caméra, comme l’illustrent les images suivantes.

Il est plus facile de détecter les hyphes et les spores avec les images sur fond noir qu sur le fond contraste standard.
À gauche, l’éclairage sur fond noir rend mieux les couleurs que l’éclairage du contraste standard, à droite.

L’éclairage par le haut est important aussi.

L’éclairage incident est indispensable pour observer la surface de la vermiculite, où certaines espèces fongiques développent des structures bien visibles. Un anneau lumineux est utilisé à cet effet, mais un bon éclairage auxiliaire latéral donnera probablement des résultats comparables. De nombreuses manipulations bénéficient également d’un tel éclairage.

Les sporocarpes de Sclerocystis sp. peuvent être très abondants sur le dessus de la vermiculite. Les barres font respectivement 2 mm et 200 µm.

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Le microscope droit

Le microscope droit est indispensable pour les observations fines et l’identification des spores. Il permet également de réaliser des observations sur plante vivante et hyphes, ainsi que des vidéos haute définition.

Le modèle utilisé est l’Olympus CX43, décrit ici, équipé d’un éclairage DEL.

Éclairage pour l’observation des boîtes de Petri

Plusieurs observations se réalisent en renversant délicatement la boîte de Petri sur le platine. Le moment idéal est lorsque le polymère est légèrement déshydraté et adhère modérément au fond e la boîte — il peut alors être renversé sans perturber le milieu. Sceller temporairement les orifices d’irrigation pour éviter que vermiculite ou polymère ne tombent sur le platine ou le condenseur.

Scellement des ouvertures
Renversement de la boîte de Petri

L’éclairage BF (Bright Field), ou fond clair, permet d’obtenir d’excellentes images et vidéos, même à travers la boîte de Petri et le polymère. Le diaphragme s’ajuste visuellement pour optimiser le rendu. Les résultats sont excellents de 4X à 100X à immersion. (La lentille 100X nécessite une lamelle de 0,17 mm, décrite ici.) Voici une vidéo d’un hyphe de Rhizophagus irregularis à 100X avec huile à immersion ::

Hyphe de Rhizophagus irregularis avec lentille 100X, NA 1.25, en temps réel. Camera Canon EOS 5D Mark III

Éclairage oblique avec un appareil auxiliaire : Une lampe halogène Schott Ace 1 a été testée sur la circulation à l’intérieur des hyphes dans une boîte de Petri inversé. Les résultats sont peu encourageants dans ce contexte spécifique: l’éclairage oblique apporte un léger effet 3D par l’apparition d’ombres, mais n’a pas vraiment fourni d’information additionnelles. De meilleurs résultats ont été obtenus avec le microscope inversé tel que décrit plus bas.

Éclairage pour les lamelles

Trois modes d’éclairage sont utilisés pour les lamelles, illustrés ci-dessous avec les mêmes spores. Le fond clair est le mode principal ; le contraste de phase est utilisé régulièrement pour ne pas manquer des structures fines, telles que les arbuscules ou pour des structures transparentes. Le fond noir est plus rarement utilisé, mais il produit des couleurs plus naturelles et souvent plus esthétiques.

Spores de Rhizophagus irregularis sur fond clair. Les spores sont imbriquées dans le polymère transparent
Les mêmes spores de Rhizophagus irregularis avec contraste de phase. Les spores sont imbriquées dans le polymère transparent et on distingue plusieurs hyphes qui relient les spores.
Les mêmes spores de Rhizophagus irregularis sur fond sombre. La couleur naturelle des spores est mieux révélée par l’éclairage qui vient de coté.

Argument en faveur du contraste de phase avec les lamelles:

Le contraste de phase excelle pour révéler des structures transparentes ou extrêmement fines. Pour la détection des arbuscules en particulier, il est très utile, comme l’illustre l’image à glissière suivante.

Arbuscule provenant d’une racine non identifiée, collectée en forêt novembre 2025. L’alternance entre le contraste de phase et l’éclairage clair permet de bien visualiser la cellule hôte.

Le contraste de phase peut également améliorer la qualité finale d’une image lorsqu’on combine les deux modes de prise de vue.

Arbuscule, éclairage fond clair
Le même arbuscule avec contraste de phase
Combinaison des images réalisées avec fond clair et contraste de phase en utilisant le logiciel Affinity Photo.

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Éclairage avec le microscope inversé:

Dans le microscope inversé, la lentille est placée sous la boîte de Petri et l’éclairage vient du dessus — d’où son nom. Cela permet d’observer les boîtes de Petri en tout temps, sans les retourner.

Éclairage sur les boîtes de Petri

Éclairage DEL de base:

L’éclairage DEL de base est généralement suffisant pour obtenir d’excellentes images à travers le polymère, comme en témoigne l’image suivante d’une spore de Rhizophagus irregularis.

Spore de Rhizophagus irregularis. La mise au point est réglée sur l’hyphe suspenseur. Lentille 40X (Olympus LCAch N 40X 0.55) et caméra Canon EOS 6D.

Contraste de phase sur le microscope inversé

Le contraste de phase du microscope inversé ne produit pas de meilleurs résultats que l’éclairage DEL standard pour l’observation à travers la boîte de Petri. Il n’est donc pas utilisé dans ce contexte.

Éclairage avec une lampe halogène externe:

Dans certains cas, l’éclairage direct vertical produit des contrastes que la caméra peine à gérer. Un éclairage oblique rasant, permet un meilleur rendu des couleurs. Dans cette image à glissière de Funneliformis geosporus , l’éclairage de gauche provient d’une lampe halogène Schott Ace 1.

À gauche l’éclairage halogène oblique et à droite, l’éclairage LED vertical.
Le dispositif qui a permis de réaliser les images à glissière ci-haut soit la boîte de Petri déposée sur le microscope inversé, et l’éclairage oblique halogène qui révèle mieux les couleurs.

Éclairage sur les lamelles:

Le microscope inversé permet aussi la photographie de lamelles. Les images suivantes montrent des spores de Rhizophagus irregularis en éclairage régulier et en contraste de phase. Rappelons toutefois que les lentilles à longue distance de travail du microscope inversé offrent une résolution inférieure à celles du microscope droit. Dans la mesure du possible, on préférera donc photographier les lamelles avec le microscope droit.

Spores de Rhizophagus irregularis sur microscope inversé, éclairage régulier DEL. Notez que les images sont inversées par rapport au photographies sur le microscope droit.
Spores de Rhizophagus irregularis, sur microscope inversé avec contraste de phase. Notez que les images sont inversées par rapport au photographies sur le microscope droit.

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